La Thaïlande est le Pays du Sourire, mais quand on parle de sécurité routière, il faut être lucide : les routes peuvent rapidement devenir un terrain de jeu très risqué. Je ne vais pas te mentir : le royaume affiche l’un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde. Cette réalité, tu ne la verras pas sur les cartes postales ! Mais pas de panique ! Loin de vouloir te décourager de partir à l’aventure, mon rôle est de t’informer sur les dangers réels et de te donner les outils pour les éviter.
Que tu aies décidé de louer une voiture ou un scooter pour la liberté ou de te déplacer en moto-taxi, ce guide est ton bouclier de protection. Attache ta ceinture – ou ton casque – et découvre les règles d’or pour survivre sur les routes thaïlandaises !
Pourquoi la Thaïlande a-t-elle des routes dangereuses ? Les statistiques alarmantes
Comprendre le problème, c’est déjà faire un grand pas vers la solution.
Un des pays les plus meurtriers au monde (les chiffres clés)
Si l’on en croit les statistiques de l’OMS, la Thaïlande se classe souvent parmi les pays où les routes sont les plus meurtrières. Ces chiffres s’expliquent par un mélange complexe d’infrastructures variables, d’indiscipline et d’une législation parfois mal appliquée.
La cause principale : l’indiscipline et le non-respect des règles
Ce qui surprend le plus les étrangers, c’est l’interprétation locale du Code de la route :
- Vitesse : Elle est souvent excessive, surtout sur les autoroutes.
- Alcool : C’est un fléau, surtout la nuit. Ne te fie pas aux autres, sois toujours sobre et attentif.
- Dépassement : Les dépassements dans des situations périlleuses (virages, lignes continues) sont monnaie courante.
Les deux-roues : le risque absolu pour les touristes
Plus de 80\% des accidents impliquent des motos et des scooters. La culture du deux-roues est très forte, mais elle s’accompagne d’une négligence fatale : casques non portés, surcharge des véhicules, et surtout, trajectoires imprévisibles (circulation à contresens, sorties de bas-côté sans regarder).
Les risques spécifiques pour le voyageur occidental
En tant que touriste, tu es confronté(e) à des dangers supplémentaires.
Le piège du scooter de location : permis, assurances et casques
Mon conseil le plus important : Ne conduis un scooter que si tu en as l’habitude chez toi ! La plupart des accidents de touristes sont liés à des chutes en scooter. Donc si tu veux louer un scooter en Thaïlande, prudence !
- Permis International : Il est obligatoire pour les motos (catégorie A). Sans lui, ton assurance te lâchera en cas de grave problème.
- Casque : Les loueurs te donneront souvent un casque léger, mais peu protecteur. Si tu peux, achète ou loue un casque de bonne norme pour ta sécurité. Il en va de ta vie !
Conduite à gauche et inversion des automatismes
Si tu conduis en Thaïlande, la conduite à gauche est la source d’erreurs les plus courantes. Fais particulièrement attention :
- Aux ronds-points : Le sens de rotation est inversé.
- Aux intersections : Regarde à droite d’abord, mais surtout, regarde partout ! Les scooters peuvent surgir de n’importe quel côté.
Les périodes à haut risque (Songkran et fêtes nationales)
Pendant les grandes fêtes (notamment le Songkran en avril), le trafic s’intensifie, la fatigue est présente, et l’alcool coule à flots. Les accidents augmentent de façon spectaculaire. Si possible, évite de faire de longs trajets routiers durant ces périodes.

Les 4 règles d’or pour survivre sur les routes thaïlandaises
Ce sont les règles que j’ai toujours appliquées quand j’étais en Thaïlande. Elles t’assureront la meilleure sécurité possible.
Ne conduis JAMAIS la nuit (mon conseil le plus précieux)
- Luminosité : Les routes en campagne ne sont pas éclairées.
- Dangers : Tu croiseras des piétons, des cyclistes et des scooters sans éclairage, des animaux errants, et des véhicules à l’arrêt sans signalisation.
- Visibilité : Les nids-de-poule et l’état de la route sont impossibles à anticiper. Fais toutes tes distances entre le lever et le coucher du soleil.
Zéro alcool et vigilance constante
L’alcool au volant est un risque majeur, mais la vigilance est tout aussi importante. Ne présume jamais de l’intention des autres conducteurs. Attends-toi à ce qu’un scooter tourne sans clignotant, ou qu’une voiture s’arrête en pleine voie pour déposer un passager.
La prudence absolue avec les deux-roues
Donne toujours beaucoup d’espace aux motos et scooters. Les conducteurs se sentent parfois invincibles. Si tu dois les dépasser, utilise ton klaxon pour signaler ta présence et assure-toi d’avoir une marge énorme.
Respecte le code de la route, même si les autres ne le font pas
Bien que les locaux puissent rouler vite ou prendre des libertés, toi, ne prends aucun risque. Respecte les limitations de vitesse, les lignes continues et les feux. En cas d’accident, si tu as respecté la loi, tu auras toujours le meilleur rôle auprès de la police et des assurances.
Préparation et formalités : tes boucliers de sécurité
La sécurité, c’est d’abord de la paperasse !
L’assurance voyage : l’élément non négociable
C’est simple : ne pars pas sans une bonne assurance voyage qui couvre les frais médicaux et le rapatriement. Les hôpitaux privés en Thaïlande sont excellents, mais extrêmement chers. Une fracture ou une nuit en soins intensifs peuvent coûter une fortune.
Le Permis de Conduire International (PCI) : bien plus qu’une formalité
Nous l’avons déjà dit dans d’autres articles sur le sujet, mais c’est le point clé : le PCI est requis. Sans lui, ton assureur dira que tu conduisais illégalement et refusera de payer pour tes soins ou ceux des tiers impliqués. C’est l’erreur la plus coûteuse que tu puisses faire.
👉 À lire également : Site officiel pour demander un PCI
Location de véhicule : l’inspection et les garanties
Loue une voiture auprès d’agences reconnues. Vérifie l’état des pneus et des freins. Et surtout, prends l’assurance « franchise zéro ».
En cas d’accident ou de contrôle : comment réagir ?
Même si tu es le conducteur le plus prudent, un incident peut toujours survenir.
La procédure immédiate en cas d’accident
- Sécurité : Mets-toi à l’abri.
- Appelle la Police : 191.
- Appelle la Police Touristique : 1155 (ils parlent anglais).
- Appelle ton loueur/assureur.
- Prends des photos ! Sous tous les angles, avant de déplacer les véhicules.
- Ne reconnais jamais ta culpabilité ni ne signe de documents sans comprendre.
Les amendes courantes et la conduite à adopter face à la police
Si tu es arrêté(e) pour une infraction mineure (souvent non-port de ceinture ou casque), reste calme, courtois(e) et souriant(e). Présente tes documents. Les amendes sont généralement de l’ordre de $400$ à $500$ THB. Ne tente jamais d’offrir un « pourboire » ou de négocier la loi ; cela pourrait mal finir.
Rouler en sécurité, c’est possible en Thaïlande
Conduire en Thaïlande n’est pas une mince affaire, mais avec la bonne préparation, la vigilance constante, et une bonne assurance, tu peux minimiser les risques. L’essentiel est de toujours rouler tranquillement, en anticipant les erreurs des autres.
Sois prudent(e), et tu pourras profiter sereinement de la beauté de ce pays !
FAQ – Sécurité routière en Thaïlande
Oui, le PCI est obligatoire et c’est un point absolument non négociable ! D’un point de vue légal, tu dois présenter ton permis national accompagné de ton PCI pour conduire un véhicule (voiture ou moto). Si tu n’as pas la catégorie A sur ton permis (pour les motos), tu ne devrais pas conduire de scooter de toute façon. L’absence du PCI annulera ta couverture d’assurance en cas d’accident, même si le loueur ne te le demande pas. Ne prends pas ce risque !
Sur les grandes autoroutes (comme la Route 4 ou la Route 35), la limite est généralement de 120 km/h pour les voitures. Sur les routes nationales secondaires, c’est souvent 90 km/h. En ville et dans les zones résidentielles, la limite chute à $50 km/h. Cependant, souviens-toi de la règle d’or : roule à la vitesse à laquelle tu te sens en sécurité, même si c’est plus lent que les autres.
La plupart des scooters de location touristiques n’ont qu’une assurance au tiers minimale, voire aucune. Cela signifie que s’il y a des dégâts sur le scooter ou si tu es blessé, c’est à toi de payer les réparations et les frais médicaux. C’est pourquoi une assurance voyage complète, qui couvre les frais médicaux même en cas d’accident de deux-roues, est indispensable avant ton départ. Vérifie bien les petites lignes de ton contrat d’assurance !


