Tu te balades tranquillement dans un marché de nuit à Bangkok ou à Chiang Mai, l’odeur des brochettes de poulet te chatouille les narines, quand soudain… tu tombes nez à nez avec une montagne de sauterelles frites et de scorpions luisants.
Ta première réaction ? Probablement une grimace. Ta deuxième ? La curiosité. Manger des insectes comestibles en Thaïlande n’est pas seulement un défi pour touristes en mal de sensations fortes. C’est une tradition culinaire ancrée, surtout dans le nord-est du pays (l’Isan), et une source de protéines incroyable.
Alors, prêt à dépasser tes préjugés et à transformer ton dégoût en dégustation ? Voici mon guide basé sur mes expériences personnelles pour savoir quoi manger (et quel goût ça a vraiment).😋
Pourquoi manger des insectes en Thaïlande ?
Avant de parler du menu, remettons les choses dans leur contexte. En Thaïlande, les insectes (ou « Malaeng ») ne sont pas vus comme des nuisibles, mais comme des snacks croustillants que l’on grignote avec une bière bien fraîche.
C’est nutritif, écologique et pas cher. L’ONU les considère même comme la nourriture du futur. Ils sont frits dans un wok avec de la sauce soja, du poivre blanc et une touche de citronnelle ou de feuilles de kaffir.
Les insectes comestibles en Thaïlande
Voici la liste des principaux insectes comestibles que tu trouveras sur les étals en Thaïlande :
- Le Ver de Bambou (Rod Duan)
- Le Grillon (Jing Leed)
- Le Ver à Soie (Non Mai)
- La Sauterelle (Tak Ka Tan)
- La Punaise d’Eau Géante (Maeng Da)
- Le Scorpion (Maeng Pong)
- Les Œufs de Fourmis Rouges (Kai Mod Daeng)
- Le Criquet (Tak Ka Tan Yak)
- La Chrysalide de Vers à Soie
- Le Scarabée d’eau
Le menu découverte : Par quoi commencer ?
Il y a différents « niveaux de difficulté » quand on mange des insectes en Thaïlande. Ne commence pas direct par le scorpion, malheureux ! Voici ce que je te conseille :
Niveau 1 : Le ver de bambou (Rod Duan)
Pour t’initier à la nourriture d’insectes, c’est l’idéal. Ces petits vers blancs allongés ressemblent à des frites miniatures une fois cuits.
- Le goût : Très neutre, un peu salé, texture croustillante.
- Verdict : Facile. On dirait des gâteaux apéritifs soufflés.
Niveau 2 : Le grillon (Jing Leed)
Le grand classique. C’est le plus consommé en Thaïlande. Il faut juste surmonter la vision des petites pattes.
- Le goût : Ça rappelle un peu la noisette grillée ou la peau de poulet rôti. C’est très savoureux car ça absorbe bien la sauce soja et le poivre.
- Conseil : Mâche bien, les pattes peuvent chatouiller la gorge !
Niveau 3 : Le ver à soie (Non Mai)
Là, on change de texture. C’est petit, rond et brillant.
- Le goût : L’extérieur est croustillant, mais l’intérieur reste un peu « crémeux » ou purée.
- Verdict : C’est là que beaucoup de touristes bloquent à cause de la texture molle à l’intérieur. Ça a un goût de terre ou de pomme de terre un peu fort.
Niveau boss final : La punaise d’eau géante (Maeng Da)
C’est le monstre final. Elle ressemble à une énorme blatte de 8 cm. C’est un mets de luxe très apprécié des locaux.
- Le goût : C’est le plus surprenant. Le mâle possède une glande à phéromones qui donne un goût très fort de… bonbon à la pomme verte ou de chewing-gum ! C’est déstabilisant. On ne mange que l’intérieur (la chair), on enlève les ailes et la carapace trop dures.
Le Scorpion à manger : Mythe ou réalité ?
Tu verras partout sur Khaosan Road des vendeurs proposant des scorpions noirs sur des piques. Soyons honnêtes : c’est à 95% un truc pour touristes. Les Thaïlandais en mangent très rarement comme snack. Le goût n’est pas terrible (c’est très dur, plein de carapace, un peu amer), mais c’est la photo trophée par excellence. Si tu le fais, assure-toi que le dard a bien été retiré (c’est toujours le cas chez les vendeurs, le venin est neutralisé à la cuisson).

Précautions et hygiène avec de déguster un insecte en Thaïlande
Manger dans la rue fait partie du charme, mais quelques règles s’imposent :
- L’allergie aux crustacés : C’est LE point vital. Les insectes sont des arthropodes, cousins des crevettes et des crabes. Si tu es allergique aux fruits de mer, ne mange surtout pas d’insectes. La réaction peut être identique.
- La fraîcheur : Choisis un stand qui a du monde autour. Si les insectes ont l’air de bronzer là depuis trois jours, passe ton chemin. Ils doivent être recuits (refrits) devant toi pour tuer les bactéries.
- L’huile : Parfois, l’huile de friture est un peu vieille. Si tu as l’estomac fragile, contente-toi d’en goûter un ou deux, ne finis pas le sachet.
Ne quitte pas la Thaïlande sans avoir essayé au moins un ver de bambou. C’est une expérience culturelle amusante qui change notre regard sur l’alimentation. Et qui sait ? Tu te découvriras peut-être une passion pour le grillon au poivre !
Au pire, tu auras une photo géniale. Au mieux, tu auras trouvé ton nouveau snack préféré pour accompagner ta bière Chang.
Profite des meilleurs prix et évite les files d’attentes !
Réserve ton activité👉 À lire également : Les incontournables de la street food thaï
FAQ : Manger des insectes en Thaïlande
Tu en trouveras dans presque tous les marchés de nuit (Night Markets) à travers le pays. À Bangkok, les spots touristiques comme Khaosan Road ou le marché de Jodd Fairs en proposent, mais les prix sont plus élevés. Pour plus d’authenticité, vise les marchés locaux de quartier ou les vendeurs ambulants près des gares routières.
C’est très bon marché. Un petit sachet de mix d’insectes (sauterelles, vers, grillons) coûte généralement entre 20 et 50 THB (0,50 à 1,30 €). Les scorpions ou les punaises d’eau géantes sont vendus à la pièce, souvent plus chers (autour de 100 THB) car considérés comme des spécialités ou des attractions.
C’est un débat complexe. Selon certaines écoles juridiques de l’Islam, les sauterelles sont généralement considérées comme Halal, mais les autres insectes sont souvent sujets à débat ou interdits. Dans le sud de la Thaïlande (à majorité musulmane), on voit moins de vendeurs d’insectes. Si tu suis un régime strict, renseigne-toi bien.


