La Thaïlande suspend l’accord, la paix menacée
Bangkok, 11 novembre – Les tensions sont de retour à la frontière thaïlandaise-cambodgienne. Lundi, le gouvernement thaïlandais a officiellement suspendu la mise en œuvre du cessez-le-feu signé avec le Cambodge, invoquant de « nouveaux incidents préoccupants » survenus dans la zone frontalière.
Un été sanglant et un accord fragile
Le conflit frontalier, réveillé en juillet, a déjà coûté la vie à plus de quarante personnes et provoqué l’exil de centaines de milliers de civils. Malgré l’accord de paix signé sous l’égide des États-Unis à la fin octobre, la situation restait précaire, la moindre étincelle pouvant raviver les hostilités.
L’incident déclencheur
La décision de la Thaïlande fait suite à l’explosion d’une mine survenue dans la province de Sisaket, blessant gravement deux soldats thaïlandais. Bangkok accuse Phnom Penh d’avoir installé de nouvelles mines après la signature de l’accord – une allégation fermement démentie par le Cambodge, qui dénonce « des accusations injustes » et réaffirme son « engagement pour la paix ».
Conséquences et réactions officielles
En représailles, la Thaïlande gèle le retour de prisonniers de guerre cambodgiens, tandis que Phnom Penh assure que l’armée cambodgienne reste « en posture défensive ». La communauté internationale, informée par Bangkok, exprime son inquiétude face à la fragilité du processus de paix et à la militarisation croissante de la zone « tampon ».
Enjeux régionaux et humanitaires
La reprise des tensions menace la stabilité de la sous-région d’Asie du Sud-Est. Les populations déplacées redoutent une nouvelle flambée de violence, tandis que l’artillerie et l’aviation restent massivement déployées de part et d’autre de la frontière.


