Préparer sa valise pour la Thaïlande demande une attention particulière à la santé, car le climat tropical et le changement radical d’alimentation peuvent réserver quelques surprises. Bien que les pharmacies locales soient excellentes et omniprésentes dans les grandes villes, posséder sa propre trousse à pharmacie permet de réagir immédiatement, surtout si vous vous trouvez sur une île isolée ou en pleine excursion dans la jungle.
Anticiper les troubles digestifs
Le défi majeur de tout voyageur en Asie du Sud-Est reste l’adaptation du système digestif. La célèbre street food thaïlandaise est un délice, mais elle peut s’avérer redoutable pour les estomacs non avertis. Il est donc indispensable d’emporter des ralentisseurs du transit pour pallier une éventuelle diarrhée, ainsi qu’un antiseptique intestinal.
En cas d’intoxication plus sévère, la déshydratation est votre pire ennemie sous la chaleur humide ; les sachets de sels de réhydratation deviennent alors vos meilleurs alliés. Pour ma part, je conseille souvent de commencer une cure de probiotiques quelques semaines avant le départ pour renforcer la flore intestinale.
Faire face à la faune et au soleil
La protection contre les insectes ne doit jamais être négligée, non seulement pour le confort, mais aussi pour prévenir des maladies comme la dengue. Un répulsif puissant, spécifiquement formulé pour les zones tropicales et contenant du DEET ou de l’Icaridine, est obligatoire.
Une fois sur place, vous pourrez compléter votre stock avec le spray local « Soffel », très apprécié des expatriés. Parallèlement, le soleil thaïlandais est d’une intensité rare, particulièrement lors des sorties en bateau. Une crème solaire à indice 50 est impérative, complétée par un gel d’Aloe Vera pour apaiser l’épiderme après une longue journée d’exposition.

Soins locaux et petites blessures
La « bobologie » quotidienne ne doit pas être oubliée. Entre les coupures sur les coraux lors d’une session de snorkeling ou les éraflures liées à une chute de scooter, votre trousse doit contenir de quoi désinfecter et protéger efficacement.
Privilégiez des pansements parfaitement étanches pour pouvoir continuer à profiter de la mer malgré une petite plaie. Concernant la gestion de la douleur, le paracétamol reste la référence. Il est d’ailleurs important d’éviter l’aspirine ou l’ibuprofène en cas de fièvre inexpliquée en zone tropicale, ces médicaments pouvant aggraver certaines pathologies locales.
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Règlementation et bons réflexes
Enfin, la Thaïlande est extrêmement vigilante sur le transport de médicaments. Si vous suivez un traitement chronique, gardez impérativement vos ordonnances originales avec vous, idéalement traduites en anglais. Les substances contenant de la codéine sont particulièrement surveillées et nécessitent parfois des autorisations spécifiques. Voyager avec ses boîtes d’origine permet d’éviter tout malentendu lors des contrôles douaniers et assure une identification rapide des produits par un médecin local si nécessaire.
| Catégorie | Médicament / Objet | Utilité |
| Digestion | Lopéramide / Sels de réhydratation | Intoxication alimentaire / Tourista |
| Insectes | Spray DEET 50% | Prévention Dengue et Paludisme |
| Douleurs | Paracétamol (uniquement) | Fièvre et maux de tête |
| Peau | Crème solaire & Aloe Vera | Protection et soin des brûlures |
| Plaies | Pansements étanches & Antiseptique | Coupures de corail ou chutes |
FAQ : La santé en Thaïlande
La Thaïlande dispose d’un réseau de pharmacies impressionnant, souvent ouvertes très tard et signalées par une croix verte ou rouge. Les pharmaciens y sont généralement très bien formés et parlent un anglais correct dans les zones touristiques. Vous y trouverez la plupart des grandes marques internationales, souvent sous des noms génériques locaux bien moins coûteux. Toutefois, pour des besoins urgents en pleine nuit ou si vous séjournez dans des villages reculés, avoir vos propres réserves reste une sécurité indispensable.
Pour la grande majorité des voyageurs se rendant dans des zones touristiques classiques comme Bangkok, les îles du Sud ou Chiang Mai, un traitement antipaludique préventif n’est généralement pas recommandé. Le risque est surtout localisé dans les zones forestières très denses aux frontières du pays.


